Trek dans l’Atlas marocain : itinéraire 6 jours
- Philomène Martinelli

- 16 févr.
- 14 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 avr.

Marcher six jours dans le Haut Atlas marocain, autour de la vallée des Aït Bouguemez, entre 2 000 et 2 700 m d’altitude… Ce trek au Maroc a été l’une de mes plus belles expériences de randonnée en Afrique du Nord.
Dans ce guide pratique basé sur mon expérience terrain, je détaille l’itinéraire jour par jour, la difficulté réelle, la carte du parcours, le budget et l’organisation avec l’agence Travelbase pour le portage des bagages par mules.
Trek dans l’Atlas marocain : les essentiels
📍 Région du trek : Dans le Haut Atlas central, à environ 4 h 30 de route de Marrakech, dans la région de la vallée des Aït Bouguemez, au nord du massif du M’Goun.
🥾 Durée totale : 8 jours dont 6 jours de marche
📏 Distance : environ 82 km
⛰️ Altitude : 2 000 à 2 700 m environ
⏱️ Temps de marche : 5 à 7 h par jour
🏕️ Nuits : bivouac sous tente (jours 2 à 6) + hôtel à Marrakech
🐴 Portage et repas : bagages transportés par mules et cuisine maison préparée sur place (par les muletiers)
🌡️ Période : fin septembre, journées douces, nuits fraîches
🎒 Niveau : débutant sportif avec bonne endurance
🧭 Organisation : trek Atlas Trail avec l’agence Travelbase
📌 Le trek se déroule dans la partie la plus spectaculaire et la plus accessible du Haut Atlas central, depuis Marrakech, autour de la vallée des Aït Bouguemez et des hauts plateaux berbères.
Carte de l’itinéraire du trek dans le Haut Atlas

Cette carte présente l’itinéraire complet de notre trek de 6 jours dans le Haut Atlas central, autour de la vallée des Aït Bouguemez. Le parcours forme une boucle au départ de Zawyat Oulmzi, avec des étapes entre 2 000 et 2 700 m d’altitude, en passant par Boulibi, Erg, Imi N’Irekt, Talat Righane et les sources d’Aït Imi.
On marche environ 15 à 18 km par jour, avec des passages de cols panoramiques et des bivouacs en pleine montagne. Cette vue d’ensemble permet de comprendre la logique du trek, les distances réelles entre les camps et la localisation des vallées traversées depuis Marrakech.
➡️ J’ai réalisé ce trek avec l’agence Travelbase, ce qui m’a permis de marcher léger grâce au portage des bagages par mules et de profiter d’une logistique bien organisée, avec repas préparés chaque soir sous les tentes nomades.
Itinéraire du trek dans le Haut Atlas
Programme du trek en bref
Voici le programme au jour le jour et l'itinéraire suivi, en bref. Toutes les nuits des jours de trek (2 à 6) se font sous tente en bivouac :
Jour 1 – Arrivée à Marrakech puis transfert en van vers Zawyat Oulmzi. Installation en auberge, dîner et nuit sur place pour s’acclimater à l’altitude.
Jour 2 – Zawyat Oulmzi → Boulibi 📏 16,9 km • ⛰️ +755 m / –90 m • ⏱️ 6 à 7 h. Montée progressive vers les plateaux d’altitude et premier bivouac à environ 2 700 m.
Jour 3 – Boulibi → Col Asderm → Erg 📏 15,2 km • ⛰️ +776 m / –1 194 m • ⏱️ 4 à 5 h. Passage d’un col panoramique puis longue descente vers les bergeries d’Erg.
Jour 4 – Erg → Imi N’Irekt 📏 16,3 km • ⛰️ +234 m / –688 m • ⏱️ 4 à 5 h. Traversée des gorges du M’Goun ou sentier alternatif selon le niveau d’eau.
Jour 5 – Imi N’Irekt → Talat Righane📏 17,9 km • ⛰️ +499 m / –260 m • ⏱️ 5 à 6 h. Marche dans la vallée d’Ouzirimt et traversée de villages berbères.
Jour 6 – Talat Righane → Col d’Aït Imi → Sources Aït Imi📏 16,7 km • ⛰️ +687 m / –1 024 m • ⏱️ 6 à 7 h. Dernière grande étape avec passage du col et descente vers les sources.
Jour 7 – Sources Aït Imi → Marrakech. Petite marche matinale puis retour en van vers Marrakech. Nuit à l’hôtel.
Jour 8 – Marrakech et retour. Visite libre de la médina, souks et place Jemaa el-Fna avant le vol retour.
👉 Au total : environ 82 km de marche sur 6 jours, entre 2 000 et 2 700 m d’altitude, avec des étapes de 5 à 7 heures par jour.
Programme du trek jour par jour
Ce trek de 6 jours dans le Haut Atlas central se déroule autour de la vallée des Aït Bouguemez et des hauts plateaux du M’Goun. Les distances sont raisonnables, mais l’altitude, les descentes rocailleuses et l’enchaînement des jours rendent l’expérience sportive.
Chaque étape a une ambiance très différente, entre plateaux minéraux, villages berbères et gorges fraîches.
Jour 1 : Marrakech → Zawyat Oulmzi
🚐 4 h 30 de route

Le départ depuis Marrakech marque déjà une rupture. En quittant la plaine, les paysages deviennent plus secs, plus minéraux, puis soudain plus verts à l’approche de la vallée des Aït Bouguemez.
Nous sommes arrivés à Zawyat Oulmzi, un village de montagne perché à environ 2 000 mètres. Les champs irrigués et les peupliers contrastent avec les pentes rocheuses autour. On comprend immédiatement pourquoi cette vallée est appelée la “vallée heureuse”.
La nuit en gîte est simple mais chaleureuse. Dîner maison, thé brûlant sur la terrasse et vue sur les montagnes au coucher du soleil. C’est aussi le moment de s’habituer à l’altitude.
Jour 2 : Zawyat Oulmzi → Boulibi
📏 16,9 km • ⛰️ +755 m • 🥾 6 à 7 h


Première vraie journée de marche. La montée vers le plateau d’Izoughar est régulière mais soutenue. Très vite, la vallée disparaît derrière nous et les paysages deviennent vastes et silencieux.
Sur les hauteurs, nous avons croisé des bergers berbères avec leurs troupeaux. Les échanges sont simples, souvent un sourire, parfois quelques mots en français ou en arabe.
Le bivouac à Boulibi, à 2 700 m, reste un souvenir fort. Le vent froid au coucher du soleil, le thé brûlant, et cette sensation d’être très loin de tout. La nuit est froide, même en septembre.
👉 Conseil : bonnet et duvet chaud indispensables.
Jour 3 : Boulibi → Col Asderm → Erg
📏 15,2 km • ⛰️ +776 m / –1 194 m • 🥾 4 à 5 h


On se réveille au milieu d’un silence total. L’air est très sec, la lumière magnifique. La montée vers le col est progressive mais l’altitude se fait sentir.
Au col Asderm, panorama immense sur les montagnes du Haut Atlas. C’est un moment très fort, mais bref, car le vent est souvent violent.
La longue descente vers Erg est éprouvante pour les genoux. Terrain caillouteux, pente continue. Les bâtons sont très utiles.
Le bivouac près des bergeries d’Erg est plus abrité. Certains d’entre nous ont pris un bain rapide dans la rivière glacée… expérience vivifiante.
👉 À savoir : c’est la journée la plus dure pour les jambes.
Jour 4 : Erg → Imi N’Irekt
📏 16,3 km • ⛰️ +234 m / –688 m • 🥾 4 à 5 h


La journée la plus atypique. Selon le niveau d’eau, nous avons marché dans la rivière des gorges du M’Goun. L’eau arrive parfois jusqu’aux genoux.
C’est ludique mais fatigant. Les chaussures d’eau sont indispensables. L’eau est très froide, mais marcher dans les gorges est spectaculaire.
Quand la rivière devient impraticable, un sentier alternatif surplombe la vallée. La vue est incroyable.
Le bivouac près d’Imi N’Irekt se fait à l’entrée d’un village. Les enfants viennent souvent dire bonjour.
👉 Conseil : prévoir sandales ou chaussures d’eau.
Jour 5 : Imi N’Irekt → Talat Righane
📏 17,9 km • ⛰️ +499 m • 🥾 5 à 6 h


Une journée plus longue avec plusieurs cols. Les panoramas sur la vallée des Aït Bouguemez, surnommée la vallée heureuse, sont magnifiques.
On découvre un Haut Atlas verdoyant, avec champs irrigués, peupliers et villages de terre ocre. C’est l’une des plus belles étapes du trek.
Une étape plus douce mais longue. On suit la vallée d’Ouzirimt, très verte grâce aux canaux d’irrigation.
Nous avons traversé plusieurs villages berbères. Des femmes travaillaient dans les champs, des enfants allaient à l’école à pied. On mesure la dureté de la vie en montagne.
Cette journée est la plus humaine. Elle donne une vraie compréhension de la région.
Le bivouac à Talat Righane est calme, entouré de cultures et de montagnes.
👉 Conseil : prendre des ballons à gonfler à offrir aux enfants.
Jour 6 : Talat Righane → Col d’Aït Imi → Sources Aït Imi
📏 16,7 km • ⛰️ +687 m / –1 024 m • 🥾 6 à 7 h


Dernière grande étape. La montée vers le col d’Aït Imi est régulière mais longue. La fatigue des jours précédents se fait sentir.
Au sommet, vue spectaculaire sur la chaîne du M’Goun et sur la vallée des Aït Bouguemez. C’est le moment où l’on réalise la distance parcourue.
La descente vers les sources d’Aït Imi est longue et technique. Le soir, l’ambiance au camp est joyeuse. Chants berbères, feu, discussions… une vraie émotion de fin d’aventure.
👉 Conseil : garder de l’énergie pour cette dernière journée. Se coucher tôt est essentiel !
Jour 7 : Sources Aït Imi → Marrakech
Marche courte (moins de 3 h)

Petite marche le matin avant de rejoindre la navette. Sur la route, nous avons visité un ancien grenier collectif berbère perché sur une colline, témoin de la vie communautaire traditionnelle.
L’arrivée à Marrakech est brutale. Bruit, circulation, foule. Après six jours de silence, le contraste est saisissant.
On pose nos sacs dans un riad avec piscine, on troque nos chaussures de marche contre une paire de tongs et on file dîner à Marrakech.
Jour 8 : Marrakech et retour

Visite de Marrakech avant le vol retour. Après six jours de bivouac, une douche chaude et un hammam traditionnel prennent une saveur particulière.
Ce que j’ai retenu de cet itinéraire
Les paysages sont arides au début, puis verdoyants, mais toujours spectaculaires.
La rivière M’Goun est un vrai fil conducteur.
Les descentes sont plus dures que les montées dans l’Atlas
Les nuits sont froides même en septembre
Le terrain est souvent caillouteux
Les rencontres humaines sont discrètes mais sincères
La solidarité du groupe fait toute la différence
La difficulté du trek de l'Atlas

Ce trek dans le Haut Atlas est accessible à un randonneur débutant, mais uniquement avec une bonne endurance. Il ne présente pas de passages techniques, mais l’enchaînement des étapes à plus de 2 000 m d’altitude fatigue vite.
On marche 5 à 7 heures par jour pendant six jours consécutifs, avec environ 12 à 18 km quotidiens.
La vraie difficulté vient des descentes longues et rocailleuses, plus éprouvantes pour les genoux que les montées. Le terrain est souvent irrégulier, avec des cailloux instables, des sentiers étroits et quelques passages dans les rivières.

De bonnes chaussures de trek déjà rodées sont indispensables, avec des chaussettes techniques, de la crème antifriction et des pansements antiampoules. Les bâtons de marche aident beaucoup dans les descentes.
La traversée des gorges dans l’eau est facile mais fatigante, car l’eau est froide et le sol glissant. Lors de l’étape entre Erg et Imi N’Irekt, nous avons traversé la rivière du M’Goun, en marchant dans l’eau au cœur des gorges du M’Goun, l’un des passages les plus spectaculaires du trek.
Des chaussures d’eau ou des sandales de randonnée sont nécessaires.
Les nuits en bivouac, même fin septembre, sont fraîches à 2 500 m d’altitude. Un duvet chaud et un bonnet sont indispensables pour bien récupérer.

En résumé : ce trek n’est pas difficile techniquement, mais il est exigeant physiquement sur la durée.
Faut-il s’entraîner avant le départ ?
Oui. Si vous ne marchez pas régulièrement, je vous recommande un entraînement simple un à deux mois avant le trek : commencer par marcher plus souvent (au moins 10 000 pas par jour) et prévoir des randonnées à la journée de 10 à 15 km avec dénivelé, escaliers, marche avec sac chargé. Cela change tout sur les derniers jours.
Mon ressenti personnel
J’ai trouvé ce trek exigeant mais très équilibré. Les étapes sont variées, les paysages changent sans cesse et le portage par mules permet de marcher léger. La fatigue arrive surtout au quatrième et cinquième jour, mais l’ambiance du groupe et les soirées sous tente compensent largement.
Si vous cherchez un trek accessible pour découvrir le Haut Atlas, avec de vrais paysages de montagne et une immersion dans les villages berbères, c’est une très bonne première expérience.
Conseils pour bien vivre ce trek
Les descentes fatiguent plus que les montées dans l’Atlas
Prévoir un duvet confort 0 °C minimum
Bien organiser son petit sac de journée malgré le portage en mules
Boire régulièrement pour éviter les maux de tête liés à l’altitude
💡 Pour plus de conseils sur votre préparation à un trek :
Le transport des bagages par les mules

L'emploi de mules pour transporter des marchandises dans les montagnes de l'Atlas au Maroc, est une pratique traditionnelle qui a perduré à travers les siècles. Cette méthode de transport a été précieuse, car nous avons pu camper dans des zones éloignées où l'accès en véhicule est impossible.
Les muletiers, des habitants locaux, sont des experts dans l'art de charger, guider et soigner les mules. Nos sacs à dos, nos tentes, la nourriture, les réserves d'eau et d'autres équipements, étaient soigneusement attachés sur les selles des mules. Les muletiers veillaient à équilibrer la charge pour garantir la sécurité des animaux.

Cette pratique traditionnelle est importante pour l'économie locale, offrant un moyen de subsistance aux communautés vivant dans les montagnes de l'Atlas.

Les repas du trek de l'Atlas

Tous les midis, à mi-chemin du parcours, les guides et les muletiers nous cuisinaient de nombreux mets que nous dégustions sur de larges tapis.
À chaque repas, un festival de légumes, de fruits, de salades, de féculents et de tajines étaient au menu !

Les pauses méridiennes, particulièrement relaxantes et confortables, nous donnaient toute l'énergie nécessaire pour repartir plein d'énergie.

Les camps nomades du Trek

Une fois arrivés au site de camping vers 16h, les muletiers déchargeaient les bagages des mules et dressaient un campement traditionnel, avec plusieurs tentes dans lesquelles on pouvait se réunir, se relaxer et partager un incroyable repas.

Le bivouac dans le Mont Atlas est une expérience rustique, avec des installations simples et un retour aux sources des plus vivifiants. Nous y dégustions chaque soir, une cuisine locale préparée avec des ingrédients frais et locaux, en savourant des mets traditionnels parfumés. Au petit matin, les hommes nous préparaient des petits déjeuners gargantuesques et variés.


Nous plantions nos tentes dans ces décors toujours plus spectaculaires.

Nous prenions nos bains dans les rivières fraiches, réchauffés par les rayons du soleil.

Chaque soir, à la nuit tombée, les muletiers faisaient un feu, autour duquel ils aimaient faire des percussions, chanter et danser sous les étoiles. Entraînés par des rythmes hypnotiques, nous avons passé tous ensemble des instants de danse et de chant joyeux, uniques et inoubliables.


Les camps nomades sont une composante essentielle de cette expérience de voyage. Les nuits passées en pleine nature offrent une vue imprenable sur les cieux étoilés, favorisant l'observation des étoiles et des constellations. Fatigués par la journée de marche, nous étions généralement endormis avant 22 h et réveillés à 7 h chaque matin.

La traversée des villages pendant le trek

Marcher dans le Haut Atlas, ce n’est pas seulement une expérience de montagne. C’est aussi une immersion discrète dans la vie des villages berbères, souvent isolés à plus de 2 000 mètres d’altitude.
Au fil du trek, nous avons traversé plusieurs hameaux de terre ocre entourés de champs irrigués.
Les canaux d’eau, construits depuis des générations, alimentent de petites parcelles de blé, de pommes de terre ou de luzerne. Dans ces villages, la vie est simple et rude. Les enfants marchent longtemps pour aller à l’école, les femmes travaillent dans les champs, les muletiers montent encore les marchandises à dos d’animal.

Les rencontres sont discrètes mais sincères. Un sourire, un salut, parfois quelques mots échangés en français ou en arabe. Aucune infrastructure touristique. On traverse, on observe, on comprend un peu mieux la réalité de la montagne marocaine.
👉 Conseil important :
Si vous souhaitez faire un geste, privilégiez l’achat de pain, de fruits ou d’artisanat local (très rare).
Ces passages dans les villages donnent une dimension humaine au trek. On ne marche plus seulement dans un décor spectaculaire, mais dans un territoire vivant, avec ses contraintes et ses traditions.
Trek dans le Haut Atlas : avec ou sans agence ?

Le Haut Atlas central est une région superbe mais isolée.
Les sentiers ne sont pas balisés, l’accès en voiture est limité et la logistique en bivouac demande une organisation importante.
On peut faire ce trek avec un guide local indépendant, ce qui est une bonne solution si vous êtes habitué aux treks. Mais pour une première expérience dans l’Atlas, partir avec une agence simplifie énormément les choses.
J’ai réalisé ce trek avec l’agence Travelbase. Leur organisation m’a permis de marcher léger grâce au portage des bagages par mules, de profiter de repas chauds chaque soir sous les tentes nomades et de ne pas gérer la logistique des bivouacs. Les guides locaux connaissaient parfaitement les itinéraires et les conditions météo.
Ce type d’organisation convient bien si vous voulez découvrir le Haut Atlas sans stress, avec un itinéraire sécurisé et un groupe encadré. En revanche, si vous recherchez une autonomie totale ou un itinéraire plus technique, mieux vaut contacter directement un guide local ou monter votre propre trek.
👉 À retenir : dans l’Atlas, le vrai enjeu n’est pas la difficulté technique mais l’organisation sur plusieurs jours en montagne.
Le budget de ce trek dans le Haut Atlas
Le coût total de ce trek dans le Haut Atlas reste raisonnable pour une aventure de 6 jours en montagne avec portage des bagages, guides locaux, repas et bivouacs organisés.
Voici le budget réel que j’ai payé pour ce séjour autour de la vallée des Aït Bouguemez.
Budget détaillé
🧭 Forfait trek avec agence : 589 €
Inclut les guides, les mules pour le portage, les repas pendant le trek, les bivouacs, le matériel de camp et les transferts locaux.
✈️ Vol direct Paris – Marrakech : 160 €
Prix payé en réservant plusieurs semaines à l’avance hors vacances scolaires. Les tarifs peuvent varier fortement selon la saison.
🙏 Pourboires pour guides et muletiers : 60 €
Pratique habituelle dans l’Atlas. Prévoir de l’espèce en dirhams.
🛏️ Nuit, dîner et taxi à Marrakech : 60 €
Riad en chambre double partagée près de la médina.
Budget total
Environ 870 € tout compris pour 8 jours de voyage, dont 6 jours de trek.
C’est un tarif très correct pour un trek organisé avec portage des bagages, surtout dans une région isolée du Haut Atlas où la logistique est complexe.
Dépenses supplémentaires possibles
assurance voyage
location de la tente
boissons supplémentaires
souvenirs dans les villages
hammam ou restaurant à Marrakech
Prévoir une petite marge de 50 à 100 €.
Peut-on faire moins cher ?
Oui, en organisant le trek directement avec un guide local ou en autonomie avec un groupe expérimenté. Mais il faut alors gérer la logistique des bivouacs, le portage et la navigation, ce qui demande du temps et de l’expérience en montagne.
Pour une première découverte du Haut Atlas, ce budget reste un bon compromis entre confort, sécurité et immersion.
Quand faire le trek de l'Atlas
Le Haut Atlas central autour de la vallée des Aït Bouguemez se parcourt surtout de juin à début octobre, avec une météo stable et des sentiers accessibles. J’ai fait ce trek fin septembre et c’était une excellente période : journées douces, ciel clair et nuits fraîches mais supportables avec un bon duvet.
Les meilleures périodes
✔️ Juin
La montagne reverdit grâce à la fonte des neiges. Les rivières sont plus hautes dans les gorges du M’Goun, mais les paysages sont magnifiques.
✔️ Septembre
Probablement la meilleure période. Températures agréables pour marcher, ciel souvent dégagé et peu de touristes. Les nuits restent fraîches vers 2 500 m.
✔️ Début octobre
Très bon compromis avec des couleurs plus dorées et une lumière superbe. Attention aux premières chutes de neige possibles en altitude selon les années.
Périodes moins adaptées
❌ Juillet – août
Chaleur forte dans les vallées et soleil très dur sur les plateaux. Possible mais fatigant.
❌ Novembre – mai
Neige fréquente dans les cols du Haut Atlas central. Certains itinéraires deviennent impraticables.
Températures typiques en trek
Journée : 15 à 25 °C
Nuit : 0 à 8 °C vers 2 500 m
Vent fréquent sur les cols
👉 Prévoir duvet chaud, bonnet et polaire même en septembre.
Mon conseil terrain
Si vous voulez profiter du trek dans de bonnes conditions, je vous recommande septembre ou début octobre, surtout pour une première expérience dans l’Atlas. Les paysages sont beaux, la météo stable et l’effort plus agréable.
💡Pour plus d’infos sur les dates du trek Atlas Trail :
Sécurité du trek dans l’Atlas
Même si ce trek dans le Haut Atlas autour de la vallée des Aït Bouguemez reste accessible, certaines conditions de montagne demandent une vraie préparation.
⛰️ Altitude jusqu’à 2 700 m
À cette altitude, certains randonneurs ressentent fatigue inhabituelle, maux de tête ou essoufflement. Marcher lentement le premier jour, bien s’hydrater et dormir suffisamment permet d’éviter la majorité des problèmes.
💧 Eau froide dans les gorges du M’Goun
Lors de l’étape entre Erg et Imi N’Irekt, la marche dans la rivière du M’Goun est spectaculaire mais l’eau est très froide et le sol glissant. Prévoir chaussures d’eau ou sandales de randonnée, chaussettes de rechange et sac étanche pour les affaires.
🌤️ Météo changeante en montagne
Dans le Haut Atlas, le soleil peut laisser place au vent ou à un orage en quelques minutes, surtout sur les cols. Toujours avoir dans le sac de journée : veste coupe-vent imperméable, polaire légère, bonnet et gants fins même en septembre.
👉 À retenir : dans l’Atlas, la difficulté vient moins de la technique que de l’altitude, du froid et de la météo. Une bonne préparation rend le trek beaucoup plus agréable.






Je m'apprête à vivre une double aventure au Maroc : entre l'ouverture prochaine de mon cabinet d'avocat à Rabat et l'exploration des sentiers de l'Atlas, vos recommandations vont m'être très utiles. Gabriel Brodard
Great sharing!