Le Lac Tritriva à Madagascar, à vélo.


    Lors de mon voyage de deux semaines, seule à Madagascar, encadrée par une association solidaire, j'ai passé une formidable journée à vélo, d'Antsirabé au Lac Tritriva. Je vous présente en quelques photos cette journée sous le ciel bleu et sur les pistes rouges.

    A vélo d'Antsirabé au Lac Tritriva

    Rien de bien compliqué au programme, 40 kilomètres A/R avec mon excellent compagnon de route, Lova (que je vous recommande vivement si vous recherchez un guide à Madagascar).

    Depuis Anstirabé où je logeais et où je suivais l'association solidaire qui a permis ce voyage possible, j'ai pédalé 2h30 et poussé le vélo pendant 30 minutes sur une montée raide.

    Nous avons pris notre temps car le but n'était pas de réaliser un exploit sportif mais d'admirer les environs, de discuter avec les passants autant que possible et de photographier tout ce qui passe.

    Chemin faisant, je m'extasie du début à la fin, les paysages sont sublimes, pistes rouges, ocres, jaunes, à droite des rizières et des champs de légumes et à gauche des maisons colorées.

    Je lance des "Salama ! " à cœur joie à tous ceux qui me saluent, et ils sont nombreux à me répondre "Salama Vaza ! " (traduction "bonjour étrangère!"), depuis les maisons, les rizières ou tout simplement parce qu'on se croise en chemin.

    Je passe devant une école, quelques enfants à la grille préviennent les autres de ma présence alors que je prends des photos des paysages. On entend des cris d'enfants qui courent vers nous, surexcités et les voilà tous à la barrière, avec leurs maîtres, j'ai bien cru que la portière allait crouler sous leur poids.

    Il y a même des écoliers qui grimpent aux buissons pour être aux premières loges. Après quelques rires et mots échangés, le maître me fait signe de ne pas rester trop longtemps car les petits doivent retourner en classe.

    Nous croisons des cyclistes, des calèches, des piétons, des charrettes, des femmes qui portent d'énormes charges sur leur tête, des écolières en vacances qui veulent me vendre des bracelets...

    Le soleil tape et je sens que ça brûle ma peau.

    Sur la route, nous faisons un premier arrêt à un lac vert émeraude, le lac Andraikiba.

    Puis, une petite heure plus tard, arrivés au pied du lac Tritriva, nous posons nos vélos à "La Case", un petit hôtel resto très sympathique tenu par un français nommé Rémi. Lova m'attend ici pour prendre un déjeuner après ma visite du Lac qui se trouve tout près.

    Les mystères du Lac Tritriva

    Je grimpe le mont Tritriva jusqu'au lac Tritriva avec un guide du site, Oro, un jeune homme de 18 ans qui m'explique toute l'histoire du lieu, ses anecdotes, les croyances...

    La montée me conduit à un panorama superbe, deux hommes le contemplant dans le silence, je m'assieds à leurs côtés pour profiter de leur sérénité.

    La couleur de l'eau est hallucinante. Un bleu opaque avec des reflets intenses, contrastant avec le vert des pins qui l'entourent.

    Il s'agit d'un lac d'origine volcanique qui a la particularité d'avoir une forme troublante, en effet, elle rappelle tout simplement celle de l'île de Madagascar. Le Tritriva est un lac sacré qui renferme de nombreux mystères.

    On dit que les eaux changent de couleur dès qu'un événement important est sur le point de se produire. Il y a ici de nombreux tabous comme par exemple l'interdiction de manger du porc avant la baignade.

    La légende raconte que Rabeniomby et Ravolahanta, deux amoureux, se sont suicidés dans ces lieux. Leur classe sociale empêchait leur union, ils préfèrent se noyer plutôt que d'être séparés. Autour du lac on pouvait observer deux arbres amoureux qui sont la réincarnation végétale de ce couple. Ces derniers ont été déracinés par un cyclone en 2005.

    crédit photo

    Mon guide me raconte cette histoire connue de tous ici. Un chinois nageait dans les eaux glacées du lac, il l'a traversé jusqu'aux arbres amoureux et y a planté un couteau pour y graver quelque chose. Du sang se serait mis à couler et l'homme n'a jamais pu rejoindre la rive, son corps n'ayant jamais été retrouvé...Depuis, personne ne se risque à nager d'une rive à l'autre, les eaux sont de plus glaciales toute l'année.

    Oro me raconte également que le commandant Cousteau a exploré les fonds en 1993 pour essayer de comprendre un phénomène inexpliqué : son niveau baisse à la saison des pluies et augmente à la saison sèche...

    Pause déjeuner à "La Case"

    Après cette promenade, je meurs de faim, je rejoins donc Lova qui m'attend à "La Case" à quelques pas du lac. Ce dernier nous sert un déjeuner dans une petite cabane avec vue sur les rizières. Riz frit, avocat, bananes flambées, de quoi nous donner la force de faire le chemin du retour.

    Retour à Anstirabé

    Nous avons eu une côte raide à l'allée, c'est donc une pente qui s'offre à nous pour le retour, nous la dévalons prudemment car la piste est pleine de cailloux.

    Sur le chemin c'est le même enchantement et tout autant de rencontres.

    J'arrive à Antsirabé en sueur, la peau cramée et les chevilles noires de poussière.

    Une journée dynamique et belle en tous points de vue.

    Découvrez maintenant comment j'ai pu voyager seule à Madagascar

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