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Paludisme en voyage : risques, pays concernés, traitements et prévention

  • Photo du rédacteur: Philomène Martinelli
    Philomène Martinelli
  • 21 nov. 2025
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 avr.

Le risque de Paludisme en voyage

Voyager sous les tropiques ne s’improvise pas. Le paludisme, aussi appelé malaria, reste l’un des principaux risques sanitaires dans de nombreuses destinations en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud.


Avant de partir, une question s’impose : faut-il prendre un traitement contre le paludisme, et dans quels pays le risque est-il réel ?


Car contrairement aux idées reçues, le danger varie fortement selon les régions, les saisons et même l’altitude. Certaines zones touristiques sont peu exposées, tandis que d’autres nécessitent une prévention stricte, incluant médicaments et protection contre les moustiques.


Dans cet article, je vous donne une vision claire et actualisée : carte des zones à risque, pays concernés, traitements disponibles et conseils concrets pour voyager sans vous mettre en danger.



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🔎 Paludisme : transmission et symptômes


Le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie infectieuse transmise par les piqûres de moustiques infectés.


Elle touche principalement les régions tropicales et subtropicales, où les conditions climatiques favorisent la présence du moustique vecteur.


Cette maladie est provoquée par des parasites du genre Plasmodium. Parmi eux, Plasmodium falciparum est le plus dangereux : il est responsable de la majorité des formes graves et des décès.


Comment attrape-t-on le paludisme ?


La maladie se transmet lors de la piqûre d’un moustique infecté.


Après la piqûre :


  • les parasites pénètrent dans l’organisme

  • ils migrent vers le foie, où ils se développent

  • ils infectent ensuite les globules rouges, entraînant les premiers symptômes


Ce cycle explique pourquoi la maladie peut rester silencieuse pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines après l’infection.


Comment attrape-t-on le paludisme ?

Quels sont les symptômes du paludisme ?


Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux d’un état grippal, ce qui peut retarder le diagnostic.


Les signes les plus fréquents sont :


  • fièvre

  • frissons et sueurs

  • maux de tête

  • douleurs musculaires

  • nausées et vomissements

  • parfois diarrhée


Ces symptômes apparaissent généralement entre 7 et 30 jours après l’infection, mais dans certains cas, ils peuvent survenir plusieurs mois plus tard.


Quand le paludisme devient grave


Sans traitement rapide, l’infection peut évoluer vers des formes sévères.


Les complications possibles incluent :


  • troubles neurologiques (convulsions, coma)

  • détresse respiratoire

  • insuffisance rénale

  • anémie sévère


Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle s’il n’est pas pris en charge rapidement.


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🌍 Carte du paludisme dans le monde : les pays à risque


Le paludisme est une maladie présente principalement dans les zones tropicales et subtropicales.


Le risque n’est pas uniforme : certaines régions d’un même pays peuvent être fortement touchées, tandis que d’autres sont totalement exemptes.


L’Afrique subsaharienne concentre l’immense majorité des cas. Le risque existe également dans certaines zones d’Asie du Sud-Est, d’Amérique du Sud et d’Océanie.


À l’inverse, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Australie ne sont pas concernées par une transmission locale du paludisme.


Carte Risques de paludisme


Quels sont les pays où le paludisme est le plus présent ?


La maladie est présente dans plus de 80 pays, mais avec des niveaux de risque très variables.


En Afrique, les pays les plus touchés incluent notamment :


  • Nigeria

  • République démocratique du Congo

  • Ouganda

  • Mozambique

  • Niger


En dehors de l’Afrique, certaines régions restent exposées :


  • Amazonie (Brésil, Pérou, Colombie)

  • Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Indonésie, Myanmar)

  • certaines zones d’Asie du Sud et du Moyen-Orient


Attention : le risque dépend rarement de l’ensemble d’un pays. Certaines zones touristiques peuvent être sans danger, tandis que d’autres restent fortement exposées.



Risques de paludisme en voyage : ce qu’il faut vraiment comprendre


Contrairement aux idées reçues, le risque de paludisme ne dépend pas uniquement du pays visité.


Il varie selon plusieurs facteurs :


  • la région précise (zone rurale ou urbaine)

  • la saison (le risque augmente pendant la saison des pluies)

  • l’altitude

  • les conditions de séjour


Un même pays peut donc présenter des niveaux de risque très différents selon l’itinéraire.


À quelle altitude sévit le paludisme ?


Le paludisme se développe principalement dans les zones de basse altitude, où les moustiques prolifèrent plus facilement.


  • en dessous de 1500 mètres : risque fréquent

  • au-dessus : le risque diminue fortement

  • mais il n’est pas totalement nul dans certaines régions


Les températures plus fraîches en altitude limitent la présence du moustique et le développement du parasite.


Ce que vous devez faire avant de partir


Si vous préparez un voyage dans une zone à risque, consultez un médecin pour évaluer précisément les risques et le besoin de traitement éventuel.



💊 Quel traitement, médicament ou vaccin contre le paludisme ?


Se protéger du paludisme ne repose pas sur une seule solution, mais sur une stratégie combinée : limiter les piqûres de moustiques et, lorsque cela est nécessaire, suivre un traitement préventif adapté à sa destination.


1️⃣ Se protéger des piqûres de moustiques


La première ligne de défense reste la protection contre les moustiques, même en cas de traitement médicamenteux.


Je vous recommande de :


  • porter des vêtements couvrants, en particulier en fin de journée

  • dormir sous moustiquaire imprégnée dans les zones les plus exposées

  • appliquer un répulsif cutané efficace, adapté aux zones tropicales (DEET ou icaridine)

  • rester vigilant au lever et au coucher du soleil, moments où les moustiques sont les plus actifs


2️⃣ Prendre un traitement si besoin


La prise d’un traitement antipaludique n’est pas systématique. Elle dépend de plusieurs paramètres : la destination précise, les conditions de séjour, la saison ou encore votre état de santé.


Consultez un médecin ou un centre de vaccination internationale avant votre départ.


C’est la seule façon d’obtenir une prescription réellement adaptée à votre itinéraire.


Ayant voyagé à de nombreuses reprises en Afrique, notamment en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie, au Botswana, en Namibie ou encore au Sénégal, j’ai été confrontée à des niveaux de risque très différents selon les régions.


Mon médecin m’a souvent recommandé une approche ciblée : ne prendre un traitement antipaludique que lors du passage dans les zones à risque.


Les médicaments contre le paludisme


Lorsque le risque le justifie, un traitement préventif, appelé prophylaxie, est prescrit. Il doit être débuté avant le départ, poursuivi pendant le séjour et maintenu après le retour.


Les principales options incluent :


  • l’atovaquone / proguanil (Malarone ou générique), le traitement le plus couramment prescrit


  • la doxycycline, utilisée dans certains cas spécifiques


  • la méfloquine, plus rarement en raison de ses effets secondaires


  • la chloroquine, aujourd’hui limitée à certaines zones précises


En pratique, l’atovaquone/proguanil est souvent privilégié pour sa bonne tolérance et sa simplicité d’utilisation.


Ce traitement doit être pris impérativement à heure fixe, au cours d’un repas, et poursuivi après le voyage selon la prescription.


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Quels médicaments emporter en voyage ?



💶 Combien coûte le traitement contre le paludisme ?


Atovaquone Proguanil

C’est un point que beaucoup de voyageurs sous-estiment… et que j’ai moi-même découvert un peu tard.


Lors de mon premier voyage en Afrique australe, je n’avais pas anticipé le budget lié au traitement antipaludique. Résultat : pour un séjour d’un mois, la facture a été nettement plus élevée que prévu.


C’est un poste de dépense à intégrer dès la préparation du voyage.


Quel est le prix de la Malarone ?


Le traitement le plus couramment prescrit est l’atovaquone/proguanil, connu sous le nom de Malarone.


  • une boîte de 12 comprimés coûte en moyenne 17 € en pharmacie classique

  • pour un voyage de 15 jours, il faut généralement prévoir environ 22 comprimés, soit 2 boîtes

  • pour un séjour d’un mois, le budget peut rapidement dépasser 50 € par personne


Le traitement doit être pris pendant et après le voyage, ce qui explique ce volume.


Comment payer moins cher ?


Il existe des écarts de prix importants selon les pharmacies.


Je vous recommande notamment CityPharma, pharmacie parisienne située à Saint-Germain-des-Prés, connue pour proposer des prix nettement inférieurs à la moyenne.


À titre indicatif, la boîte peut descendre autour de 12 €, soit une économie significative sur un traitement complet.



❓FAQ


Peut-on se faire vacciner contre le paludisme avant un voyage ?


Non, aucun vaccin contre le paludisme n’est actuellement disponible pour les voyageurs.


Les vaccins RTS,S (Mosquirix) et R21/Matrix-M sont déployés uniquement dans certains pays d’Afrique subsaharienne, principalement chez les jeunes enfants vivant en zone endémique.


Pour un voyage en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud, la prévention repose donc exclusivement sur les médicaments et la protection contre les moustiques.


Quel médicament contre le paludisme prendre selon la destination ?


Le choix du traitement dépend directement de votre destination.


  • en Afrique subsaharienne (Kenya, Tanzanie, Botswana…), l’atovaquone/proguanil est le plus souvent prescrit


  • en Asie du Sud-Est (Thaïlande, Vietnam, Indonésie), le traitement dépend des zones visitées, parfois sans prophylaxie


  • en Amérique du Sud (Amazonie au Brésil, Pérou, Colombie), un traitement peut être nécessaire selon l’itinéraire


Je vous recommande de consulter un médecin spécialisé en médecine des voyages pour adapter précisément le traitement.


Faut-il prendre un traitement contre le paludisme pour un voyage en Afrique du Sud ?

Pas systématiquement.


En Afrique du Sud, le risque de paludisme est limité à certaines zones :


  • parc Kruger

  • provinces du Limpopo et du Mpumalanga


Si vous restez au Cap ou sur la Garden Route, aucun traitement n’est nécessaire.

En revanche, un traitement peut être recommandé pour un safari dans le nord-est du pays.


💡 Pour plus de conseils :



Y a-t-il un risque de paludisme en Asie du Sud-Est ?


Oui, mais il est très variable selon les pays et les régions.


  • en Thaïlande, le risque est faible et concentré aux frontières

  • au Vietnam, certaines zones rurales restent concernées

  • à Bali, le risque est aujourd’hui quasi nul


Dans de nombreuses destinations touristiques d’Asie, les mesures anti-moustiques suffisent sans traitement.


💡 Pour plus de conseils :



Peut-on attraper le paludisme en Amérique du Sud ?


Oui, principalement dans les zones amazoniennes.


Les pays concernés incluent :


  • Brésil (Amazonie)

  • Pérou (région de Loreto)

  • Colombie

  • Venezuela


Les grandes villes et les zones touristiques hors Amazonie sont généralement peu ou pas concernées.


💡 Pour plus de conseils :



Comment savoir si un pays est à risque de paludisme ?


Le risque ne dépend pas uniquement du pays, mais de plusieurs facteurs :


  • la région visitée

  • l’altitude

  • la saison

  • le type de séjour


La carte du paludisme mondiale vous permet de visualiser les zones à risque, mais étudiez la question en détail avec votre médecin avant de partir.


Quels sont les symptômes du paludisme après un voyage ?


Les symptômes peuvent apparaître après le retour, parfois plusieurs semaines plus tard.


Les signes les plus fréquents sont :


  • fièvre

  • frissons

  • fatigue intense

  • maux de tête


En cas de fièvre au retour d’un voyage en zone tropicale, consultez immédiatement un médecin en mentionnant votre destination.


Peut-on voyager sans traitement contre le paludisme ?


Oui, dans certaines destinations à faible risque.


Mais dans les zones à risque élevé, notamment en Afrique subsaharienne, un traitement reste fortement recommandé.


Peut-on prendre un traitement contre le paludisme pendant plusieurs mois ?


Oui, mais cela dépend du traitement prescrit et des conditions de voyage.


Certains médicaments antipaludiques peuvent être pris sur une longue durée, notamment dans le cadre d’un séjour prolongé en zone à risque. C’est le cas, par exemple, de la doxycycline ou de l’atovaquone/proguanil, utilisés chez les voyageurs au long cours.


Cependant, une prise prolongée nécessite :


  • une bonne tolérance au traitement

  • un suivi médical si le séjour dure plusieurs mois

  • une évaluation précise du niveau de risque selon les régions


En pratique, les médecins adaptent souvent la stratégie :


  • traitement en continu dans les zones à haut risque

  • alternance selon les régions visitées


Quelle est la situation actuelle du paludisme dans le monde ?


Selon les dernières données de l’OMS (rapport 2025 portant sur 2024), le paludisme reste une maladie majeure à l’échelle mondiale.


  • environ 282 millions de cas de paludisme ont été recensés dans le monde


  • la maladie a causé 610 000 décès dans 85 pays


  • l’Afrique concentre 95 % des cas et des décès, confirmant une concentration extrême de la maladie sur le continent


  • les enfants de moins de 5 ans représentent environ 75 % des décès en Afrique, et restent les premières victimes


Malgré les progrès réalisés ces dernières années, le paludisme reste donc un risque sanitaire important, en particulier pour les voyageurs se rendant en zone tropicale.



✈️ Bien préparer son voyage face au paludisme


Le paludisme reste une réalité dans de nombreuses régions du monde, mais il ne doit pas être un frein au voyage. Bien informé et correctement préparé, il est tout à fait possible de limiter les risques et de voyager sereinement, y compris dans les zones tropicales.


Pour une préparation plus globale du voyage  :



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Auteur du blog voyage

Auteur :

Philomène Martinelli

 

Fondatrice du blog voyage Globe-Trotting en 2011, je partage mes itinéraires, mes conseils pratiques et mes retours d’expérience pour aider les voyageurs à organiser leurs séjours de manière plus fluide et réaliste. Depuis plus de vingt ans, j’explore le monde en testant itinéraires, transports et hébergements afin de proposer des informations concrètes, des repérages fiables et des recommandations d’hôtels, d’adresses locales et d’expériences à privilégier.

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