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Varanasi et Sarnath en Inde

Dernière mise à jour : 6 déc. 2022

Varanasi, l’une des sept villes sacrées de l’Inde, est bien à la hauteur de sa légende. Pleine de paradoxes, celle que l'on nomme aussi Bénarès est fascinante pour ceux qui prennent le temps de l’explorer. Les berges du Gange ont le charme désuet des pays d’Antan, évoquant par leur lumière et leur atmosphère certains tableaux de la Renaissance. Mirage perturbé par les seules publicités Airtel (opérateur téléphonique) peintes sur les coques d’embarcations de fortune flottant sur le fleuve impassible et majestueux.


Varanasi en Inde


Varanasi

Il faut se perdre dans les ruelles étroites de la vieille ville (Gali), encombrées de shop et de temples étriqués, et se poser tout autant sur les Gaths ornés de palais délabrés et de marches démesurées.


Si chaque Gath possède sa propre couleur et son esprit, les parcourir offre un des plus envoûtants spectacles de l’humanité.

Visiter seule Varanasi

On y vient pour laver son linge, jouer au criquet, faire du yoga, fumer le chillum, déguster des dosas, commercer sur l’eau, boire du Tchaï, danser et chanter, écouter de la musique classique, déposer des offrandes en l’honneur de Shiva, faire un tour en bateau, brûler les corps, réciter des Mantras, ou simplement "chiller".

Et puis il y a le chemin d’accès aux Ghaths. On traverse ces grandes avenues fourmillantes, qui se transforment à la tombée de la nuit en immenses processions affluant de toutes parts. Face à cela, seule une certaine insouciance permet de traverser le carrefour central de Godowlia tant la circulation y est chaotique. Il faut alors libérer corps et esprit de tout formalisme pour agir intuitivement, les sens aiguisés et l’attention affûtée.

Voyager seule en Inde Varanasi

Les meilleurs moments sont l’aube (5h) et le crépuscule(18h30), lorsque dans la pénombre, on entrevoit les silhouettes de cette multitude. Dans les rues, on y dort, mange, boit, marche, vend et achète, on y chante, diffuse de la musique et on y prie. On y transporte toutes sortes de choses, et on y roule aussi beaucoup par tous les moyens, en voiture, moto, 4x4, rickshaw, bus, vélo, camion, charrette ou carrosse.

Chaque fois que je me rendais aux Ghats, j’observais inlassablement ces va-et- vient avec ces questions en tête :


Mais que font tous ces gens qui déambulent ? Où vont-ils ? D’où viennent-ils ?